Que somme-nous devenus ?

Sommes- nous assez grotesques
d’avoir posé comme hypothèse
que le bonheur nous était dû ?

C’est un concept chevaleresque,
la thèse et l’antithèse
d’un combat à mains nues.

C’est l’éternel apprentissage
de notre réalité,
la conscience et le courage
de nos vices, de nos vertus.

C’est accepter nos peurs,
la vérité sans concession.
Quand je parle de bonheur
si je mens, je nous tue.

Deux milles années de prières,
des siècles de lumière,
de monarchies révolues,
Qui ont-ils convaincu ?

Si ce n’est plus la force brute,
mais la finance qui nous mène,
qui en maîtrise encore le sens,
qui en saisit le but ?

Entre les besoins de tous
et les droits de certains,
en se trompant de course,
que sommes-nous devenus ?

Les prisonniers modernes
d’une caverne tout confort,
et dont Platon lui-même,
se trouverait bien en mal
de dénicher l’issue…

…Un concept chevaleresque,
un combat à mains nues.
La vérité sans concession.
Quand je parle de bonheur,
Si je mens, je nous tue…

Deux milles d’années de prières,
des siècles de lumière,
de monarchies révolues,
Qui ont-ils convaincu ?

Si ce n’est plus la force brute,
mais la finance qui nous mène,
qui en maîtrise encore le sens,
qui en saisit le but ?

Entre les besoins de tous
et les droits de certains,
en se trompant de course,
que sommes-nous devenus ?

Par H de Guer